Lipstick Traces

Publié le par Emeline

La visite d’une galerie un lendemain de vernissage prend souvent des faux airs de 1er janvier : mines fatiguées mais réjouies des hôtes, bouteilles de Dom Pérignon vides et cendriers pleins. Ce qui est plus rare, c’est que cette atmosphère « post-partum » donne une nouvelle dimension à votre visite. C'est le cas pour la rétrospective du photographe Michel Comte, exposée à la galerie Acte2 depuis le 7 septembre dernier. Le mégot écrasé, dans un cendrier oublié dans un coin de la galerie, semble avoir été fumé par la sublime Gisèle, clope au bec et mascara dégoulinant sur le sulfureux cliché ici exposé. Les traces de rouge à lèvres, visibles sur une coupe de champagne encore posée sur une table, rappellent la bouche rouge sang de notre Première Dame méconnaissable, présente sur deux photos mises en vente dans la galerie. Finalement, grâce à ces cadavres de bouteilles et à cette odeur de tabac froid, le visiteur croit vivre l’ambiance (fantasmée ?) d’une séance photo en compagnie de Sharon Stone ou de Cindy Crawford et il se prend à rêver que ces poupées de papier glacé ont un jour existé.

Visiting an art gallery the day after its opening often looks like January 1st: tired but delighted faces of the hosts, empty bottles of Dom Pérignon, and overflowing ashtrays. What is rarer is when this “post-partum” atmosphere adds a new dimension to your visit. This was the case for Michel Comte’s retrospective at the Acte2galerie in Paris last September.

The crushed cigarette butt, in an ashtray forgotten in a corner of the gallery, seemed to have been smoked by the gorgeous Gisèle, ciggy in mouth and dripping mascara in the steamy picture shown here. The traces of lipstick, visible on the glass of Champagne left on a table, reminded us of the blood-red mouth of our French First Lady unrecognizable in the two pictures for sale in the gallery.

Eventually, thanks to the discarded empty bottles and the stale tobacco smell, the visitor felt as if she/he was experiencing the (fantasized?) atmosphere of a photo shoot with Sharon Stone or Cindy Crawford, starting to dream that these glossy paper dolls once existed.  

 


 

 

Texte : Emeline Collin.

Photos : Michel Comte.

Publié dans Expositions

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