La maman et la putain

Publié le par Emeline

Domestiques, prostituées, infirmières, révolutionnaires, martyres....
Cucarachas, adelitas, comidiras, juanas, soldaderas...
Tous les statuts de la femme se concentrent dans la soldadera, figure de la révolution mexicaine célébrée jusqu'au 27 mai 2010 à la Maison des Amériques Latines à Paris.
D'abord floues, en second plan derrière des hommes, les soldaderas s'imposent comme le sujet principal des photographies d'Augustin et Gustavo Casasola à mesure que l'on parcourt l'espace d'exposition. Jusqu'à ce magnifique portrait de Maria Arias - "Maria Pistola", professeure et révolutionnaire - au regard fier et déterminé, véritable hommage à ces femmes sans qui "la révolution mexicaine n'aurait pas existé"*.


The Mother and the Whore


Servants, prostitutes, nurses, revolutionaries, martyrs…
Cucarachas, adelitas, comidiras, juanas, soldaderas...
All the roles of the woman are found within the soldadera, the mythical figure of the Mexican revolution celebrated until May, 27th 2010 at the Maison des Amériques Latines in Paris.
First fuzzy, in the background behind men, the soldaderas progressively become the main subject of Augustin and Gustavo Casasola’s photos as we walk through the exhibition, until this beautiful portrait of Maria Arias. This picture, which highlights the proud and determined look of the teacher and revolutionary "Maria Pistola", is a genuine tribute to these women without whom the “Mexican revolution wouldn’t have occurred”*.


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* Elena Poniatowska, Las soldaderas, 1999, Eva, Mexico.

 

Texte : Emeline Collin.

Photos :'Augustin et Gustavo Casasola (archives Casasola).

Publié dans Expositions

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