Paris, Rock, Rush

Publié le par Emeline

La vie se charge de vous rappeler que le temps passe. Elle vous envoie des signes, au cas où vous tenteriez de l'oublier : la première fois que l'on vous place à la "table des grands", la première fois que l'on vous appelle "Madame", la première fois que vous vous surprenez à vous attendrir avec nostalgie à la vue d'une bande de copains d'à peine 17 ans, la mèche trempée par l'orage, les joues roses et lisses pour certains, "à problèmes" pour d'autres, rentrant dans un wagon de métro.

C'est cette beauté adolescente que capture, entre fascination et mélancolie, Pierre Hebry. Démultipliée par l'ivresse de la musique et de la nuit, la fougue du "plus bel âge" explose devant l'objectif du photographe qui a passé deux ans à sillonner les nouveaux lieux rock parisiens - le Tryptique, le Réservoir ou La Boule Noire - en quête de ces moments de jeunesse suspendus, "imbibés" de musique et d'alcool.

Ces nuits-là, les cigarettes se consument aussi vite que les années mais c'est sans importance. Les peaux sont moites, les regards fièvreux, les couples éphémères.

Pourtant, quelque chose d'éternel se dégage de ces clichés, de ces instants de vies encore toutes neuves.

Exposition à la galerie La Petite Poule Noire, 12 bd des Filles du Calvaire, jusqu'au 31 juillet.

 

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Texte : Emeline Collin.

Photo : Pierre Hybre.

 


Publié dans Expositions

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